Assassin's Creed Wiki:General Archives/Interview with Mathieu Gabella and Paolo Traisci
Original title for the blog: Entretien : les savoirs cachés des Convertis
Original poster: Archiviste d'Apocrypha
Participants: Blue-castle and Soranin
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En novembre 2020, les éditions Glénat mettaient à disposition sur leur site un webcomic dans l'univers d'Assassin's Creed: Valhalla, écrit par Mathieu Gabella, illustré par Paolo Traisci et mis en couleur par Fabien Alquier. Ces quelques pages étaient en réalités un prologue pour le roman graphique Valhalla qui sortit en janvier 2023.
L'histoire qui se déroule au IXe siècle, suit le parcours initiatique de Edward un moine dont le frère Ecbert a disparu, et Niels Gunnarsson un guerrier viking voulant forger sa saga. Les deux hommes feront équipe avec Adélaïde, une mentor de Ceux qu'on ne voit pas.
Nous étions assez curieux de connaître tous les mystères derrière cet album alors nous avons contacté l'auteur Mathieu Gabella et l'illustrateur Paolo Traisci afin qu'ils nous partagent tout leur savoir.
Interview avec Paolo Traisci[edit source]
Traisci étant italien, nous nous sommes entretenus en anglais. Ses réponses ont été ici traduites par Molière en personne (non).
1. Comment expliquez-vous ce grand écart de publication entre le webcomic sorti en 2020, et la BD complète sortie en 2023 ?[edit source]
Honnêtement, je ne sais pas. Il y a eu du retard pour peaufiner le scénario du côté d'Ubisoft et de l'auteur, et nous avons dû changer des choses plusieurs fois même après que des pages aient été achevées, mais tout a été fait pour que le livre soit plus beau et plus agréable à lire.
2. Pourriez-vous détailler la genèse du projet ?[edit source]
Je travaille avec Glénat depuis 2018, à l'époque mon éditeur était Olivier Jalabert. Après avoir terminé le deuxième tome de La Geste des Princes Démons, il m'a proposé de travailler sur un nouveau projet en collaboration avec Ubisoft.
À l'époque, je ne savais pas encore sur quel jeu ce serait basé mais je savais qu'un nouvel Assassin's Creed était sur le point de sortir et qu'il y avait des rumeurs sur les vikings, alors (en tant que grand fan de AC et de la mythologie nordique) j'ai dit à Olivier que je le ferai même gratuitement si c'était lié à ce nouveau jeu. Peu après, il est revenu vers moi et m'a proposé de travailler précisément sur ce jeu... et heureusement j'ai eu un vrai contrat et j'ai été payé !
3. Le dessin de cette BD semble assez éloigné de votre style habituel. Quelles ont été vos inspirations ?[edit source]
J'ai toujours aimé le genre fantasy et les jeux AC sont basés sur des périodes et événements historiques mais, dans l'ensemble, revisités avec une touche de fantasy. Je n'ai eu qu'à "restreindre" un peu ma créativité afin de respecter l'esthétique plus terre à terre et réaliste de la franchise.
Cela n'a pas été difficile à faire car je joue à Assassin's Creed depuis le premier jeu, je les ai tous achetés, j'y ai énormément joué et, dans certains cas (Unity), plus d'une fois.
Pour trouver de l'inspiration je n'ai eu (quasiment) qu'à regarder l'incroyable travail réalisé par les développeurs sur le jeu. Ubisoft m'a envoyé un grand nombre de concepts art et d'études de personnages, donc il était facile d'avoir des références. Je suis un joueur et un cinéphile, donc je me suis inspiré de ces deux médias et je pense que des jeux comme The Witcher 3 et des films comme Braveheart et Au cœur de la tourmente ont eu grosse part d'influence sur ma créativité durant le projet.
4. Vos illustrations sont très fidèles au jeu, avez-vous utilisé les concepts art ou dessiné à partir du jeu directement ?[edit source]
J'ai fait les deux. Comme je le disais juste avant, Ubisoft m'a fourni un nombre important de concepts art et je possédais le jeu. Je me suis donc rendu sur place in-game pour faire du repérage, j'ai pris des clichés à l'aide du photomode et utilisé Synin pour observer les villes depuis le ciel. Du coup, oui, j'ai fait tout ce que je pouvais pour représenter le plus fidèlement possible les lieux présents dans le jeu. En tant que joueur d'AC, je voulais essayer de recréer dans le livre les mêmes sensations que l'on a dans le jeu lorsqu'on visite ces endroits.
5. Auriez-vous des concepts art pour nous ?[edit source]
Malheureusement, il n'y a pas de concept art que je peux partager. Il y a, cependant, ce dessin qui est un des premiers concept que j'ai fait pour la couverture.
À ce moment là, je n'avais pas commencé à travailler sur les études de personnages (j'ai commencé le projet par la couverture), ça compte comme une étude de personnage, d'une certaine manière.
6. Prévoyez-vous de travailler à nouveau sur la franchise ?[edit source]
Si j'en ai l'opportunité, absolument !
Interview avec Mathieu Gabella[edit source]
1. Comment expliquez-vous ce grand écart de publication entre le webcomic sorti en 2020, et la BD complète sortie en 2023 ?[edit source]
Pour des raisons de retard d'écriture en ce qui me concerne, de disponibilité du dessinateur, et je si me souviens, quelques retards sur les contrats aussi.
2. Pourriez-vous détailler la genèse du projet ?[edit source]
Je souhaitais depuis longtemps faire une bande dessinée Assassin's Creed. J'adore la licence, même si, comme beaucoup, j'ai arrêté quand l'univers est arrivé en Amérique et en Europe (je regrette par contre de ne pas avoir joué à BlackFlag et Rogue). J'ai bien poncé tous les autres épisodes, j'ai repris avec Origins et Odyssey. J'ai failli arrêter après celui-ci, d'ailleurs, trop long à mon goût, et je n'étais pas attiré par les Vikings. Mais à Angoulême, en 2020 je crois, Glénat a annoncé qu'ils publiaient les bds d'Ubisoft. Or, Glénat, c'est mon éditeur essentiel depuis un petit paquet d'années maintenant. Donc je me suis roulé par terre pour pouvoir faire une bd, j'ai envoyé des sms à un de mes éditeurs, Olivier Jalabert, alors qu'il venait de faire l'annonce, et il m'a répondu qu'il mettrait sur la shortlist, et ça s'est fait.
Ensuite, il y a eu des discussions avec Ubisoft, et là, j'ai un peu déchanté, mais je le dis dès maintenant, ce qui s'est passé était normal : j'ai découvert que je n'allais pas faire ce que je voulais avec une licence qui n'était pas à moi.
Connaissant assez bien l'univers du jeu, j'avais préparé un document qui pointait tout ce qu'était l'univers du jeu selon moi, puis des pistes possibles pour l'histoire que je voulais raconter. Ils ont bien compris que, oui, je connaissais bien l'univers, mais sont venus avec leur liste de pitchs. Une des contraintes était non seulement d'être raccord avec la licence, mais surtout avec Valhalla. Or, moi, les vikings, j'aimais pas ça. Mais Glénat poussait pour ça aussi. En parallèle de ces discussions, je jouais à Valhalla par nécessité, et en fait, j'ai adoré le jeu, je pense que c'est un des meilleurs, un des mieux écrits notamment. Du coup, je me suis dit "l'univers de cet épisode est cool, j'arrête de chouiner et j'inscris mon histoire dedans."
Ensuite venait la question de "quelle histoire on propose exactement". Il y avait la liste de pitchs : avec Glénat, au début, on en a pas tenu compte, et j'ai pas mal bossé sur une idée souhaitée par l'éditeur de Glénat, qui me plaisait aussi, sur une version du monstre du Loch Ness qui était en fait un sous marin isu. Ubi n'a pas aimé en estimant que c'était trop décalé par rapport à l'univers, ne fonctionnant pas avec la tech Isu qui est plus centrée sur la manipulation et l'exploitation de l'esprit que sur d'autres aspects sf. D'un côté, j'étais d'accord, je n'avais pas compris cet aspect de la tech Isu alors que c'était là, sous mes yeux, de l'autre j'étais déçu qu'aucun de mes pitchs ne soit accepté.
Puis j'ai vu le potentiel d'une des pistes (une intrigue se passant dans les monastères anglais), j'ai proposé ma version, avec mon idée de langage sacré/crypté, et là ça a marché, on tenait une histoire que je voulais vraiment développer, et qui plaisait à Ubi, et était raccord avec l'univers AC et l'univers de l'épisode.
3. Le fait que vous ayez déjà travaillé sur des projets pour Ubisoft et sur des bandes dessinées historiques, a-t-il joué dans votre participation ?[edit source]
Je ne sais pas. Je l'ai mis en avant, mais je ne sais pas si ça a joué en bien, en mal (c'est possible aussi) ou si ça n'a pas compté dans la décision de me confier la licence pour un livre. Je pense que ma connexion avec l'éditeur en charge du projet et ma motivation, réelle et affichée, ont été déterminants.
4. Vous avez appris dans le podcast "C'est plus que de la fantasy" que le sous-titre "Les Convertis" que vous aviez donné à votre histoire avait disparu. Savez-vous ce qui a motivé ce changement ?[edit source]
Je pense qu'il y a eu un gros malentendu. L'éditeur et le maquettiste n'ont sans doute jamais compris que pour moi, c'était vraiment un sous titre à ajouter, et/ou ils ont oublié, et moi j'ai cru que c'était un acquis, je n'ai même pas percuté. C'est au cours de l'interview que je le découvre. Ça peut paraître hallucinant mais c'est quelque chose de tellement acquis, le titre, et puis la marque "Assassin's Creed Valhalla" prend tellement de place visuellement que sur les pdfs, j'ai rien vu. Pourtant je l'ai relu vingt fois, mais j'étais focalisé sur la compo de la couv, les éléments qui ressortaient ou pas, et sur l'intérieur du livre surtout, évidemment.
Ça arrive, ils auraient pu oublier mon nom (c'est arrivé à d'autres, et pas que chez Glénat). J'ai retenu la leçon.
5. Deux détails nous ont interpellés : dans le jeu apparaît un lieu appelé "Le vieux monastère" et apparaît sous le nom d'"abbaye de Wincestre" dans la BD. Était-ce une volonté de ne pas le nommer pareil ? De même, Gunnar et Niels habitent une ferme de Ravensthorpe qui dans le jeu est occupée par Bronson et sa fille Mayda, s'agit-il d'une erreur de placement ?[edit source]
Ça nous a échappé, tout simplement, et à Ubi aussi a priori. Écrire et dessiner, c'est déjà répondre à une tonne de contraintes, notamment pour se détacher de ce qui se fait et être un minimum original. Écrire et dessiner pour une licence, surtout un univers étendu, qui existe depuis près de 20 ans, c'est faire gaffe à tout, et se foirer quand même à un endroit, forcément. Le synopsis et le découpage ont été relu par le service transmedia, les pages aussi, a priori on ne nous a rien dit là-dessus, sinon on aurait corrigé.
6. Les premiers résumés du webcomic annonçaient qu'Edward enquêtait sur le suicide de son frère, était-ce votre volonté d'origine ? Pourquoi être parti sur une disparition à la place ?[edit source]
Parce qu'en écrivant l'histoire, je me suis aperçu que je devais changer ça. Écrire cette short story, c'était rigolo, mais l'intégrer a été un souci, c'est une intro très longue, trop, pour une bande dessinée, même de 80 pages. Donc j'ai une exposition qui est deux fois ce que je fais d'habitude dans mes bds.
7. Vous qui avez joué au jeu, où se place cette BD dans l'univers de Valhalla ?[edit source]
Pour moi ça se situe dans une version (celle à laquelle j'ai jouée/que j'ai finalisée comme ça) où Eivor est une femme et Sigurd et elle se réconcilient, donc à la fin du jeu. Pour la période, je vais être tout à fait honnête : celle du jeu :) en fait, je me suis assez peu documenté pour ce livre en matière d'histoire, sauf sur le monarchisme de l'époque, et sur les techniques d'écriture. Mais comme vous l'avez vu, ça transparaît assez peu, parce que ce n'est pas la matière du livre. Je le fais évidemment beaucoup plus sur les bios historiques que je fais pour Glénat et Fayard. La base historique de AC fait partie de ce qui m'attire, mais je sais que l'environnement historique est plus là pour être "immersif" que "réaliste". Sinon la conquête de l'Angleterre ne se ferait pas en 30 heures de jeu :)
8. Des traductions pour d'autres langues sont-elles prévues ?[edit source]
Je ne sais pas. (une version en italien est déjà sortie, une en allemand est prévue pour août 2023 ndlr) À vrai dire, j'ai été un peu surpris de voir pléthore de comics et autres mangas arriver en même temps, je pensais qu'il y avait une exclusivité pour les créations Glénat, puis on m'a expliqué que ce n'était vrai que pour le territoire français, ce qui impliquait qu'il n'y ait, au moins pour un temps, que les livres Glénat/Ubi qui soient disponibles, et ça n'a pas été le cas, ce qui est logique, on ne pas priver les lecteurs des comics et des mangas de la marque. En fait, Glénat est la seule boîte à pouvoir faire de la créa sur le territoire, mais toutes les autres sont aussi diffusées. On est tous en concurrence sur la même marque, même si ce sont des formats différents, c'est une stratégie qui me laisse perplexe et qui rend la création dans un univers étendu encore plus compliqué.
9. Avez-vous des dates de naissance pour les différents personnages du récit ?[edit source]
Non, vu que je n'ai pas les dates du jeu en tête. Pour moi ce sont de très jeunes adultes au sens où je l'entends, donc entre 18 et 22 ans.
10. La différence d'âge entre Edward et son frère biologique Ecbert semble importante, cela cache t-il un secret ?[edit source]
Ah non, zéro secret de ce côté là.
11. Edward déteste la vie monastique, qu'est-ce qui a poussé sa famille à l'envoyer dans cette voie ainsi que son frère ? Pourquoi leur apporterait-il le déshonneur en quittant les ordres ?[edit source]
Alors c'était surtout pour avoir une dynamique de personnages intéressante, et j'avais en tête que les moines et prêtres du moyen âge choisissaient rarement les ordres, la famille leur imposait. Souvent des nobles, qu'on ne veut pas mettre en concurrence avec le frère aîné qui va hériter du domaine et du titre, donc numéro 2 est envoyé au clergé. Maintenant, vous avez raison, ce schéma de deux frères, avec grand écart, était sans doute hautement improbable au Moyen Age. J'y ai cru, j'ai trouvé que ça fonctionnait pour mon histoire, donc je l'ai fait :)
12. Gunnar, le père de Niels, semble n'éprouver aucune affection pour son fils, il n'assistera pas à son départ, vient-il le voir à son retour à la fin de l'histoire ? Qu'est-il arrivé à la mère de Niels, cela expliquerait-il le comportement de Gunnar ?[edit source]
Idem, même schéma : on peut tout imaginer, départ, mort prématurée à l'accouchement ou de maladie. Pour moi, on était sur un schéma, un archétype qui fonctionnait : le fils détesté. Et (ce n'est que mon avis) mais pour Edward comme pour Niels, pas besoin de plus de backstory, de plus de précisions : les rapports avec les proches sont ce qu'ils sont, ça donne tout de suite une faille chez le personnage, pas besoin de plus de justifications, surtout qu'une bd, c'est de la gestion de place, alors on ne met que ce qui est nécessaire.
13. Adélaïde est une Mentor d'exception, comment en est-elle arrivée là ? Pourra-t-on en savoir plus sur elle dans un autre livre ?[edit source]
Petite anecdote : vous avez failli la voir dans un autre livre, sauf que je n'avais pas ça en tête pour elle. Au moment où j'écrivais, j'ai décidé de la trajectoire qu'on lui découvre dans la bd, et là, on m'a expliqué que ça n'était pas possible parce que le personnage (que j'ai créé mais qui effectivement ne m'appartenait pas) était repris direct dans un roman en cours d'écriture en parallèle. J'ai été un peu surpris, mais là encore, l'univers ne m'appartient pas. Par contre, là, ça devenait un vrai problème pour le processus créatif, donc avec Glénat on a dit qu'on s'en tenait à ce qu'on avait préparé, et c'est le roman qui a été modifié en conséquence.
Et pareil, non, je n'ai pas de backstory pour elle, autre que "tough girl qui va apprendre à aimer les deux crétins, mais doit avant tout obéir aux ordres et à ses principes". Les backstory sont souvent nécessaires en roman ou en série, où elles permettent de nourrir la longueur, on doit trouver tous les moyens de nourrir une série ou un roman, ça en fait partie. En BD de genre franco belge, où il faut avancer le plus vite possible parce que le nombre de pages est réduit, les personnages doivent être posés très rapidement. Et, à moins que le passé ne soit au coeur l'intrigue, ce qui n'est pas le cas dans mon histoire, on a pas besoin de savoir comment ils sont devenus ce qu'ils sont, juste de voir ce qu'ils sont au début (et ce qu'ils vont devenir).
14. Un corbeau est aperçu à plusieurs moments du récit, attaquant même les adversaires d'Adélaïde, est-ce le sien ? A-t-il un nom et que lui arrive-t-il après la mort de la Mentor ?[edit source]
C'est tout à fait le sien, et vous avez raison : son devenir est inconnu ! Dans une version, je bouclais la trajectoire de l'oiseau en donnant une autre dimension à ce langage sacré/crypté qu'on voit dans le livre : il pouvait aussi parler aux animaux. Et Edward s'en servait pour retourner le corbeau contre Adélaide et la tuait comme ça. Ça a sauté et l'oiseau est effectivement orphelin mais surtout a disparu. Mea culpa.
15. Quel est le nom de la relique utilisée par l'Ordre du Renaissant ?[edit source]
Je n'ai pas de nom pour cette relique ! J'ai pourtant passé pas mal de temps à trouver l'idée. J'ai fait une mindmap où j'ai posé les éléments de l'univers d'AC (isus, proto assassins, proto templiers etc...), les éléments de mon univers particulier (vikings, moines), j'ai tiré des fils de tout ça. J'ai pu placer mon sous marin, mais ça n'a pas marché pour Ubi (pour de bonnes raisons). Et je voyais beaucoup de fils autour du thème du savoir, de l'écriture, ce qui est normal : le savoir est un enjeu central dans l'univers d'AC, c'était un enjeu central dans l'univers de moines, et ça passait par les livres et l'écrit, donc j'ai ensuite tiré des fils entre les thèmes du savoir, de l'écriture, et du pouvoir, car le pouvoir est l'Enjeu avec un E de l'univers d'AC. Comment dominer avec l'écriture ? La question était celle-là. Et ça a donné cette relique. Mais une fois que j'avais la fonction et le design (un livre d'obsidienne), je n'ai même pas pensé à lui donner un nom. C'était "une relique" :)
16. Un des membres de l'Ordre appelle le Temple Isu dans lequel ils ont élu résidence "bibliothèque", s'agit-il du nom et de la fonction de cet ancien sanctuaire ?[edit source]
Non, ils en ont fait une bibliothèque mais pour moi c'est une installation qui abritait simplement cette relique. Là encore, j'ai plus pensé la chose en matière de fonction dramaturgique et visuelle qui colle à l'univers sans le casser, mais je ne l'ai pas pensée comme un insert parfait dans l'univers étendu d'AC : ça ne pouvait pas être mon rôle, c'était celui de l'expert transmedia, tant qu'on me disait "ça marche", je gardais :)